Manutention, poumon de l’activité portuaire

La direction de la manutention constitue le poumon de l’activité portuaire. Ses effectifs animent quotidiennement les quais et les espaces d’entreposage des marchandises diverses et des conteneurs. Un seul objectif préoccupe les responsables et les travailleurs : il s’agit d’améliorer d’avantage le rythme de traitement des conteneurs afin d’atteindre la norme requise.Tous les éléments économiques et managériaux convergent vers les moyens humains et matériels comme conditions sine qua non à la réalisation des rythmes de déchargement .Actuellement, les services de la manutention de l’entreprise portuaire d’Alger traitent 10 conteneurs par heure et aspirent à atteindre le seuil de 15 unités.Lors d’une sortie sur le terrain le dimanche 23 juillet 2017 et sous un soleil de plomb, nous avons constaté la prise en charge de cinq(05) navires de marchandises au niveau du mole 3/zone centre. Les quais 17/18-2/18-1/19 et 20 poste2 sont occupés par les manutentionnaires de l’entreprise , tous animés d’une ferme volonté de bosser dur. Leur souci est de décharger et charger les navires en un temps record, car la concurrence bat son plein et la conjoncture impose des règles draconiennes.Mr Chebah Amine, chef de mole 3 qui nous a accompagné toute la matinée, précise que l’augmentation de la cadence de l’activité est à leur portée souhaitant plus de coordination avec les partenaires portuaires, l’élargissement des espaces et la poursuite de la formation pour l’ensemble des métiers  intervenant dans la chaine. Le chef de mole, élément pivot, assure la coordination entre les équipes mobilisées pour les opérations de traitement des navires. Une fois que la commission de placement arrête le programme des navires, et sur la base du bon de commande du client , les équipes des différentes directions (Manutention pour les dockers et hommes de chaine, DCLogistique pour les moyens, et Acconage pour les pointeurs) interviennent sous la direction du chef de mole qui définit suivant le cargo plan (plan de chargement ou déchargement) les moyens nécessaires selon la nature de la marchandise.

Il ya quatre (04) shifts durant 24 heures et toute la semaine sauf le vendredi soir. « Même les jours fériés nos équipes sont disponibles avec la même détermination. Actuellement, nous constatons une nette amélioration dans l’exécution des missions grâce au travail de proximité avec les partenaires » explique notre interlocuteur. Les statistiques démontrent que les manutentionnaires de l’EPAL ont atteint des chiffres records avec une moyenne de 15 conteneurs/heure.Pour un port normal qui dispose de moyens adéquats (portique, RTG, RMG, cavalier gerbeur) la cadence atteint 40/50 boites par heure  S’agissant des contraintes, il ya lieu de signaler les moyens défectueux du navire, les panneaux de la cale qui présentent des risques et le manque de coordination de la part des parties intervenant dans le processus de traitement. Seulement des efforts sont fournis à chaque instant pour améliorer  la qualité de services. Grace à l’outil informatique dont l’entreprise plusieurs segments, l’information de l’activité est disponible en continue et en temps réel, ce qui permet d’intervenir avec efficacité là où les choses se bloquent. En parallèle, les travailleurs respectent scrupuleusement les mesures de sécurité imposées par la direction de manutention qui veille au respect des normes (ports de casques et chaussures, tenue de travail réglementaire…)  Des sessions de formations en hygiène et sécurité sont inscrites dans le programme annuel de la l’EPAL au profit de ces collectifs. Aussi, des résultats positifs sont constatés en termes de régression des accidents de travail.

 

Ils ont dit

Djazouli (Gulf Shipping Agency)

«  Nous constatons une bonne amélioration dans le traitement, seulement il ya lieu de signaler une contrainte : celle de l’exiguïté des espaces d’entreposage. La manutention est correcte mais il reste beaucoup à faire du coté de la DCL. Il s’agit des attentes que nous souhaitons réduire d’avantage ».

Tarek(Mearsk)

« Grâce au régime de deux équipes, la prise en charge des navires se fait de mieux en mieux actuellement. La communication avec les équipes de l’EPAL est fluide. On est satisfait au niveau des quais notamment avec la présence des jeunes manutentionnaires. La grue girafe de l’EPAL assure le déchargement des navires denués de moyens de levage ».

Benzama (Shico)

 « Les comportements ont changé ces derniers mois. Nous n’avons pas de problèmes, sauf avec quelques intervenants qui nous causent des retards. Regardez mon navire qui transporte des génisses.J’attends  les documents réglementaires de cette institution alors que le déchargement peut se faire en deux heures seulement au lieu de plus de 24 h et plus».

 

Autres images: 

Localisation du port